Facebook

GLOSSAIRE DU MEUNIER

-    A - 

ACHE n.f. Extrémité fourchue du gros fer qui enserre l’anille.

AIGUILLE n.f. Pièce de bois verticale utilisée pour arrêter ou lâcher l’eau. Si elles sont fixes, des planchettes sont glissées dans les rainures, entre deux aiguilles.  

ALAIRON n.m. Petit balai de plumes ou de genêts fixé dans l’œillard qui, en tournant, introduit les grains entre les meules.

ALARME n.f. Dispositif de sécurité qui informe le meunier que la trémie va être vide. L’absence de grains entre les meules en fonctionnement peut provoquer la formation d’étincelles. Ce système comporte une clochette qui, libérée, va heurter le frayon. 

ALLUCHON n.m. Dent de bois (acacia, buis, chêne, cormier, frêne, pommier, poirier), plus rarement en fonte, fixée sur un rouet ou sur un hérisson.

ALLUVIONS : dépôts constitués par des matériaux solides (cailloux, graviers, sables limons) transportés et déposés par les eaux courantes d'une rivière, d'un fleuve.

AMEULER v. Munir un moulin de ses meules.

AMOULAGEUR n.m. Celui qui réalise ou entretient l’ensemble du mécanisme d’un moulin.

ANCHE n.f. Conduit en bois ou en métal qui envoie la mouture vers la maie ou vers un sac.

ANILLE n.f. Pièce de métal à 2, 3 ou 4 branches actuellement en forme de U renversé ou patté. Elle est encastrée dans la meule courante, la supporte et l’entraine. 

ANNEAU de ROUE Jante d’une roue hydraulique ; ensemble de ses courbes. 

ANNEAU n.m. Frette, cercle de métal renforçant l’arbre vers ses extrémités. 

ARBRE de COUCHE Arbre moteur d’un moulin à eau.

ARBRE DEBOUT n.m. Arbre vertical traversant la lanterne du moulin.

ARBRE du TIRE-SAC Arbre secondaire sur lequel s’enroule la corde du tire-sac. (fr.Nord).

ARBRE n.m. Arbre moteur : axe horizontal portant la roue hydraulique dans un moulin à roue verticale. 

ARBRE TOURNANT Arbre moteur qui porte soit le(s) rouet(s) soit la roue dans un moulin à eau.

ARBRE VERTICAL Axe vertical bloqué sur la lanterne qui engrène avec le rouet. 

ARCHURE n.f. Coffre, généralement en bois, rarement en tôle, dont la base est soit un cercle, soit un polygone à 4, 6 ou 8 côtés, qui entoure les meules. L’archure évite la dispersion de la mouture. 

ARETE n.f. Probablement frette entourant une tourte de la lanterne.

ARQUET n.m. Demi-cercle de métal en deux parties articulées, suspendu à la potence. Il est utilisé pour soulever la meule courante

ASSEMBLEUR n.m. Ouvrier qui assemble les carreaux formant une meule à moudre et les scelle avec du plâtre ou du ciment. 

ATERRER v. Baisser la meule courante ; cette manœuvre diminue l’espace entrez les meules et permet d’obtenir une mouture plus fine. Contraire : Alléger.

AUBE n.f. Palette fixée à la périphérie d’une roue à eau. Elle peut être en bois ou en fer.

AUBER v. Poser des aubes à une roue hydraulique.

AUGET n.m. Petit conduit qui reçoit le grain tombant de la trémie et le dirige vers l’œillard de la meule courante. 

AUTORISATION ADMINISTRATIVE : acte de police administrative qui autorise une activité ou un aménagement (prélèvement, rejet, travaux,..) en fixant leurs conditions d'exercice ou de réalisation tout en permettant à l'administration une surveillance

AUVENT n.m. Dans un moulin à eau, abri à deux pentes pour la roue. 

-    B  -

BABILLARD n.m. Système destiné à faire vibrer l’auget pour obtenir un débit régulier du grain. 

BAILLE-BLE n.m. Dispositif permettant de régler la quantité de grain apportée aux meules en modifiant l’inclinaison de l’auget.

BAJOYER n.m. Mur du coursier d’une roue hydraulique. Dans certains cas, le fond du coursier qui épouse au plus près la forme cylindrique de la roue. 

BALAEN n.f. Petit balai de genêt fixé sur le flanc de la meule courante qui entraine la mouture, vers l’anche.( Bretagne).

BALAI n.m. voir balaen.

BANAL adj. Moulin banal. Les gens d’une seigneurie étaient obligés d’utiliser le moulin du seigneur, en versant une redevance. 

Banalité (droit de) : les banalités sont, dans le système féodal français, des installations techniques que le seigneur est dans l'obligation d'entretenir et de mettre à disposition de tout habitant de la seigneurie. En contrepartie, les habitants de cette seigneurie doivent utiliser ces installations seigneuriales, payantes. 

Les principales banalités sont : le four banal, le moulin banal et le pressoir banal. 

BANNEE n.f. Obligation d’utiliser le moulin, le four et le pressoir du seigneur. 

BARRAGE n.m. Ouvrage rectiligne ou non, coupant le lit d’une rivière pour dériver l’eau, la stocker et créer une dénivellation entre l’amont et l’aval. Généralement, sa crête sert de déversoir et les vannes lui sont adjointes. 

On dit aussi levée ou seuil.

BARRE n.f. Pince à lever la meule courante ; levier.

BASCULE n.f. Instrument de pesage. 

BATARDEAU n.m. Ouvrage provisoire réalisé pour assécher le lit d’une rivière et y effectuer des travaux. 

BATTANT n.m. Pièce de bois qui, directement ou non, agite l’auget lorsqu’elle est heurtée par une cale scellée sur le dessus de la meule courante.

BATTE-BLE n.m. Le prolongement d’un côté de l’auget qui est heurté par les cames du frayon. 

BATTEUR de MEULES Ouvrier qui, avec des marteaux spéciaux, redonne du mordant aux meules à grain.

BATTRE v. Frapper la face travaillante d’une meule avec un marteau spécial pour lui redonner son efficacité. On dit aussi piquer ou rhabiller.

BEDOU(E) n.m. 1) Ustensile formé d’une peau tendue sur un cadre de bois circulaire.

destiné à manier la farine 2) Tamis à petits torus. (Normandie).

BEFFROI n.m. Assemblage de poutres de bois ou de pièces métalliques, maçonnerie qui porte le plancher des meules.

BIEF AMONT Bief situé en amont du moulin. 

BIEF AVAL Canal de fuite.

BIEF n.m. Canal artificiel amenant l’eau au moulin. Retenue d’eau créée par un barrage pour alimenter un moulin. 

BLANCHIR v. Frapper la face travaillante d’une meule avec un marteau spécial, pour lui redonner du mordant ou supprimer les bosses. Ces dernières étaient repérées en passant une longue règle enduite d’une substance colorante sur la surface de la meule.

BLED n.m. Ancienne orthographe de blé

BLUTEAU n.m. Appareil qui permet de diviser la mouture en deux parties : farine panifiable et issues. C’est un long cylindre de tissu fin, sans cadre, disposé dans un coffre, qui est agité longitudinalement. Il est parfois confondu avec le blutoir, plus récent.

BLUTER v. Tamiser la mouture dans un bluteau ou dans un blutoir. 

BLUTERIE n.f. 1) Lieu où l’on blute. 2) Appareil qui sert à diviser la mouture. 

BLUTEUR n.m. Personne qui blute.

BLUTOIR n.m. Coffre dans lequel tourne un tambour de section hexagonale, octogonale ou circulaire garni de soies de différents numéros. Le blutoir permet de classer les différents composants de la mouture. 

BOISSEAU n.m. Ancienne mesure de capacité pour les produits secs qui a varié au cours des siècles ; elle dépendait également du lieu et de la matière mesurée : environ 10 litres vers 1268 et 13 litres en 1670 à Paris, pour les grains. 

BOITARD n.m. Pièce de fonte, autrefois en bois, fixée dans l’œillard de la meule dormante, garnie de coussinets et de boites à graisse. Il guide le fer supportant la meule courante.

BORDAGE n.m. Ensemble de pièces de bois formant une couronne autour du rouet. (Normandie). On dit aussi parement. 

BOUCHARDE n.f. Marteau de tailleur de pierre, dont les têtes carrées sont découpées en pointes de diamant. 

BOULANGE n.f. Produit brut obtenu à la sortie des meules lorsqu’elles broient du blé. 

BOURRER v. Bloquer avec des coins et des contre-coins les bras de la roue sur l’arbre moteur. 

BRACON n.m. Pièces de bois fixée sur la jante d’une roue hydraulique. Deux bracons portent une aube. = coyau. 

BRAIE MOBILE Braie dont l’une des extrémités est suspendue à l’épée de la trempure. 

BRAIE n.f. Une des deux pièces de bois qui en son milieu reçoit le palier. Dans un moulin hydraulique à roue verticale, une des deux braies est réglable en hauteur.

BRAS de la  TREMPURE Levier horizontal inter-appui. A l’une de ses extrémités est suspendue l’épée de trempure, à l’autre, où se trouve la poignée de commande, un lest d’un ou deux kilogrammes.

BRAS FORCE n.m. Dérivation d’un cours d’eau vers un moulin ; canal d’amenée ; bief. 

BULETER v. Passer la farine au blutoir qui était alors complètement manuel. (Fin XIIe).

-    -

​

CABESTAN n.m. Treuil dont l’axe de rotation est vertical.

CACHE-MONEE n.m. Commis du meunier qui assurait le transport du grain ou de la farine. 

CACHE-POUQUE n. m. Garçon meunier qui transportait avec un animal bâté du grain ou de la farine. On dit aussi frinot.

CANAL D AMENEE Canal qui conduit l’eau vers une usine hydraulique. L’expression « bief amont » est plutôt réservée aux moulins.  

CANAL de DECHARGE Canal qui élimine le surplus d’eau non utilisée. 

CANAL de DERIVATION Canal qui détourne tout ou partie des eaux d’une rivière. 

CANAL de FUITE Canal qui permet à l’eau qui a travaillé de regagner le lit naturel de la rivière. L’expression « bief aval » concerne plutôt les moulins pour les usines. Sa pente est supérieure à celle du canal d’amenée. 

CAR(R)EAU n.m. Morceau de pierre meulière utilisé pour reconstituer la meule.

CARRURE n.f. Plancher du beffroi. (Normandie).

CATILLUS n.m. La meule tournante dans le moulin romain. Elle a la forme de deux cônes creux opposés par le sommet. 

CEINTRE n.m. 1) Une des pièces de bois formant la jante de la roue hydraulique. 2) Le grand rouet est formé de quatre ceintres. 

CERCE n.f. Feuille de bois qui entoure les cribles et les tamis. 

CERCLE n.m. Bande de fer, autrefois de bois, qui enserre les carreaux d’une meule à grains. (1479).

CHANTEAU n.m. Pièce de bois d’un rouet ayant généralement la forme d’un arc de cercle. Il y a quatre chanteaux dans un rouet.

CHAPEAU n.m. 1) Pièce de bois horizontale qui réunit les extrémités supérieures des poteaux de vannes. 2) Entonnoir posé dans l’œillard de la meule courante pour faciliter l’introduction du grain.  

CHARMANTE n.f. Moulin à bras utilisé en Normandie occidentale et en Bretagne pour moudre le sarrasin. Il est constitué de deux meules cylindriques tirées d’un tronc d’orme dont les faces travaillantes sont garnies d’éclats de fonte provenant de vieux pots. C’est un moulin familial peu couteux où l’utilisation de fer est réduite au maximum.  

CHARPENTIER n.m. beaucoup de constructeurs ou de réparateurs de moulins étaient désignés par ce terme, souvent suivi de : de moulins, faiseur de moulins, amoulageur …

CHASSE-MANEE n.m. Garçon meunier qui collecte les grains chez les producteurs et leur apporte la mouture. 

CHASSE-MOUTE n.m. Valet de meunier, chasse manée.

CHAUSSEE n.f. 1) Barrage sur un cours d’eau. 2) Levée de terre le long des rives d’une rivière, des bords d’un étang. 

CHAUSSER v. Mettre des alluchons au rouet, des fuseaux à la lanterne ou des pales à la roue hydraulique.

CHEVALET n.m. Support de la trémie.

CHEVETRE n.m. Ensemble des pièces de bois qui entoure au plus près la meule dormante et qui supporte l’archure. 

CHEVILLE n.f. Dent de rouet appelée alluchon. 

CHOMAGE n.m. Un moulin est en chômage lorsque, pour une raison quelconque, il est arrêté. 

CINABRE n.m. Sulfure de mercure. Le meunier enduit une règle de ce sulfure rouge, qu’il fera glisser sur la face travaillante d’une meule pour en repérer les bosses. 

CINTRE n.m. Planche en courbe d’une roue hydraulique verticale.

CLAVEAU n.m. Une des pierres taillées destinée à (re)constituer une meule. 

CŒUR n.m. Dans une meule on distingue trois zones au-delà de l’œillard : le cœur, l’entrepied et la feuillure. 

COFFRE de BLUTERIE Meuble renfermant le mécanisme de blutage. 

COFFRE n.m. 1) Archure 2) Huche où est recueillie la mouture ou la farine.

COMBLAGE n.m. Ciment -autrefois du plâtre- versé sur la face non travailleuse d’une meule formée de plusieurs carreaux. Parfois appelée le mort. On dit aussi remplissage.

COMMIS MEUNIER n.m. Garçon-meunier ; il est chargé du transport des sacs de grain ou de farine.

CONCESSION : acte juridique qui traduit un accord entre l'Etat ou une collectivité et un autre partenaire privé ou public.

COURANTE n.f.adj. La meule courante est la meule supérieure, la seule en mouvement.

COURSIER n.m. 1) espace où tourne la roue hydraulique verticale 2) prolongement très souvent en bois , du bief amont ou du canal d’amenée, juste avant la roue.

COUSSINET n.m. Dans un moulin à eau, pièce creusée d’un demi-cylindre sur sa face supérieure pour recevoir le tourillon d’un arbre horizontal. Elle peut être en bois dont le fil sera vertical, en bronze, en fonte et parfois en pierre.

COUVERCEAU n.m. Planches de bois formant couvercle au-dessus de l’archure et portant parfois la trémie. 

COUVERCLE n.m. Plateau de bois circulaire posé sur l’archure

COYAU n.m. Pièce de bois qui porte une des aubes d’une roue hydraulique verticale. Il y a un coyau par aube si la roue a un cordon, un par jante dans les autres cas.  

CRAPAUDINE n.f. Pièce généralement en alliage (acier doux, fonte, bronze) dont la face supérieure présente un creux qui reçoit l’extrémité effilée d’un axe vertical. Quelques crapaudines en pierre ont été signalées.

CRIBLE n.m. 1) Tamis qui permet de séparer les grains de certaines impuretés. 2) Plus rarement, fin tamis pour séparer la farine du son. 

CRIC n.m. Appareil mobile parfois utilisé pour lever un pignon denté ou une vanne. 

On dit aussi canal de contournement. 

On dit aussi couverceau ou couvert-meule.

On dit aussi : levée, tête de l’étang ou chausse. 

-    -

DEBIT MOYEN : moyenne arithmétique des débits mesurés en un point donné et pour une période donnée.

DEBIT RESERVE : le débit réservé est le débit minimal obligatoire d'eau (exprimé en pourcentage du débit total moyen) que les propriétaires ou gestionnaires d'un ouvrage hydraulique doivent réserver au cours d'eau pour garantir en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces présentes.

DENTURE n.f. Ensemble des alluchons du rouet ou du hérisson.

DERAYONNER v. Supprimer les rayons d’une meule pour la rayonner de nouveau.

DERIVATION n.f. Eau détournée de son cours naturel par un barrage. Le lit dans lequel coule cette eau. 

DEVALAISON : chez un poisson, action de descendre un cours d'eau pour retourner dans son lieu de reproduction ou de développement.

DEVERSOIR : barrage, crête du barrage par où s'écoule l'eau en excès. Le déversoir a été imposé à partir de la Révolution.

DEVERSOIR DE SECURITE : déversoir équipant l'extrémité aval du canal d'amenée pour protéger le moulin contre les inondations.

DEVERSOIR n.m. Barrage, crête du barrage par où s’écoule l’eau en excès. La déversoir a été imposé à partir de la Révolution. 

DEVISE n.f. Repère indiquant le niveau de l’eau dans le bief amont. 

DIABLE n.m. Petit chariot à deux roues et deux mancherons, qui permet de lever légèrement et de transporter des sacs, des caisses. 

DIGUE n.f. Barrage établi dans un cours d’eau, d’une rive à l’autre, pour en relever le niveau. 

DROIT d’EAU Droit que le seigneur se réservait, de construire un moulin, d’édifier une chaussée, de pêcher dans un étang. 

DROIT de MOUTURE. Prélèvement en nature, sous forme de grain ou de farine, effectué par le meunier pour son travail de mouture. Il a varié entre 1/16 et 1/12 selon les époques, les lieux et la nature du grain. 

On dit aussi repère.  

-    -

EAUX FOLLES Eaux qui arrivent en grande quantité à la suite d’un lâcher d’eau.

ECALLES n.f. Plateau d’une balance. 

ECLUSAGE n.m. Action de libérer l’eau retenue par une porte écluse, de faire passer un bateau par une écluse.

ECLUSEE n.f. 1) Eau qui, accumulée derrière un barrage, est lâchée, en levant la vanne, jusqu’à la vidange complète du réservoir. 2) De même, mais l’eau est libérée pendant une durée déterminée. 

EGRENER v. Séparer le grain de l’épi. 

ELEVATEUR n.m. Chaine ou courroie sans fin sur laquelle sont fixée des godets en bois ou en fer. L’élévateur permet de faire monter à un étage supérieur les grains ou la mouture. 

EMBACLE : objet solide emporté par les eaux lors d'une crue puis bloqué dans le lit de la rivière (notamment au niveau d'ouvrages hydrauliques transversaux) et qui gêne le passage de l'eau.

ENFER n.m. Fosse d’un moulin à eau où se trouve le(s) rouet(s). (Normandie).

ENGRAIN n.m. Connu au néolithique l’engrain appelé également petit épeautre est l’un des ancêtres de nos blés contemporains.

ENGRAINER v. Claude Rivals préférait cette orthographe à celle d’engrener. Verser le grain dans la trémie. 

ENGRENAGE n.m. Il est formé par le couple rouet lanterne entièrement en bois dans les anciens moulins, ou, ultérieurement par l’ensemble roue de fonte avec dents en bois-pignons en fonte.

ENTREPIED n.m. Partie d’une meule, en forme de couronne, comprise entre le cœur et la feuillère.

EPEAUTRE n.m. Variété ancienne de blé dur.

EPERON n.m. Le mur d’éperon serait le mur opposé au mur de la tampanne. 

EQUARISSAGE n.m. Action de préparer une pièce de bois pour que sa section soit carrée ou rectangulaire. 

EQUERRE n.f. Règle en bois utilisée pour rhabiller les meules. On l’enduisait d’ocre rouge ou d’un mélange de suie ou de cendres et d’eau avant de la passer sur la face travaillante des meules.

ESCAR(R)ISSURE n.f. Assemblage de poutres de forte section supportant l’ensemble plancher-meules d’un Moulin à eau. (Normandie)

ETIAGE : niveau minimal des eaux d'un cours d'eau; débit le plus faible.

EUTROPHISATION : enrichissement excessif des eaux en matières nutritives.

-    -

FARINE de GRUAU Farine blanche fine et pure. 

FARINE de MINOT La plus blanche des farines, destinées à l’exportation.(Fr.sud)

FARINE de PREMIERE MARQUE Farine sans son, composée de la fleur de farine et des premiers et deuxième gruaux blancs

FARINE du PAUVRE Farine bise

FARINE du RICHE Farine blanche

FARINIER n.m. Aide meunier, meunier

FARINIERE n.f. Coffre qui reçoit soit la mouture, soit la farine. 

FEMME n.f. Dans l’antiquité, tourner la meule était une tâche dégradante, réservée aux femmes et aux hommes esclaves. Ultérieurement, seules les femmes furent à la mouture jusqu’à l’apparition des moulins à eau où les hommes prirent le relais.

FER n.m. Dans un moulin à eau, l’axe vertical qui supporte et entraine la meule courante.

FERR(E)URE n.f. Ensemble des pièces de fer. 

FERRER les MEULES Alourdir les meules pour obtenir une mouture plus fine et de plus grand volume. 

FEUILLURE n.f. Partie la plus extérieure d’une meule, en forme de couronne, où s’achève la mouture. L’espace entre les meules y est réduit à une fraction de millimètre, les rayons ont disparu. Pour certains, ce serait l’ensemble des deux ou trois cercles qui ceinture la meule.  

FIL DE L’EAU : utilisation de la force hydraulique qui se fait sans stockage de l'eau en rivière. Cette utilisation peut s'effectuer au droit de l'ouvrage en rivière ou en dérivation. La production au fil de l'eau s'oppose à la production par éclusées qui permet de répondre aux pointes de consommation grâce au stockage de l'eau.

FLEAU de TREMPURE Bras de la trempure.

FLEAU n.m. 1) Bras horizontal de la trempure.  

FLEUR de FARINE  Farine de blé la plus fine, la plus belle qui soit.

FOLLE-FARINE n.f. Farine très fine qui flotte dans l’air et tapisse tous les objets.

FONDÉ en TITRE (ou sur titre) Caractérise un moulin dont l’existence est attestée avant la Révolution.

FOSSE n.f. Partie basse d’un moulin à roue verticale ou se trouve le rouet et la lanterne.

FOURCHE n.f. Extrémité du gros fer en forme de fourche à deux dents qui entraine l’anille.

FRAYON n.m. Pièce de bois, de métal ou mixte, qui tourne avec la meule et est destinée à agiter l’auget pour obtenir une distribution régulière du grain. Il a la forme d’un cylindre muni de côtes sur lesquelles s’appuie un prolongement d’un des flancs de l’auget. 

FRETTE n.f. Cercle métallique qui renforce un arbre de section circulaire. Les meules formées de plusieurs carreaux sont également frettées 

FRINOT n.m. Garçon meunier, cache-pouque en Normandie. 

FROMENT n.m. Blé, grain de blé. 

FUSEAU n.m. Un des cylindres pleins, en bois rarement en fonte, qui réunissent les deux plateaux (tourtes) de la lanterne. Parfois, deux ou trois fuseaux sont amovibles pour pouvoir débrayer la meule tournante. 

FUSEE n.f.  1) Lanterne 2) Dans un moulin à eau, la partie supérieure du gros fer qui entraine la meule courante ; un manchon y est parfois ajouté.

La suite des chocs forme le tic-tac du moulin.

On dit aussi enfer (Normandie)

On dit aussi grand fer, gros fer, fer de meule, fer du moulin ou pied de fer. L’arbre qui porte la meule est le petit fer. 

-    -

GARDE MOULIN n.m. Ouvrier qui travaille au moulin, en assure l’entretien et le bon fonctionnement.

GARDE RIVIERE n.m. Personne chargée de surveiller les rivières. 

GISANTE n.f et adj. Meule inférieure qui est fixe. On dit aussi meule gisante, dormante, dormante, inférieure ou gîte. 

GLISSIERE n.f. Souvent au pluriel. Rainures dans lesquelles coulisse une vanne, un châssis etc…

GODET n.m.  1) Auget d’une roue hydraulique verticale, d’une noria  

GOULOTTE n.f. Conduit de bois, généralement de section carrée, par lequel transite la mouture. 

GOUSSE n.f. Coin introduit entre les bras diamétraux d’une roue verticale et l’arbre moteur ; désigne aussi le contre-coin.

GOUSSET n.m. Pièce de bois soutenant le bras d’une potence ou renforçant la liaison entre deux pièces de bois. 

GRENIER n.m. Vient étymologiquement de grain. Endroit où on stocke le grain.

GRIL n.m. Claire voie en bois ou en fer placée avant la vanne motrice ; elle doit arrêter les immondices susceptibles de détériorer la roue. 

GROS FER Fer.  

-    -

HERISSON n.m. Roue munie de dents (les alluchons) fixée dans le plan de la jante.

HERSE n.f. Grille placée transversalement dans une rivière pour arrêter les corps flottants.

HUCHE n.f. 1) Coffre de bois, rarement en pierre qui reçoit la mouture venant des meules. 

               2) Grand coffre de bois renfermant la bluterie

               3) Coffre de bois en forme de demi-cylindre pour pétrir le pain, pétrin.

- -

​

JANTE n.f. Partie courbe d’une roue hydraulique verticale portant les pales ou couronne qui forme la paroi latérale des augets.

JAVELLE n.f. Support en bois ou en maçonnerie d’un coussinet d’un arbre horizontal.

JOUEE n.f. Bajoyer.

JUMELLES n.f.pl. 1) Deux pièces identiques de bois ou de métal utilisées en couple dans une machine, dans une installation. 2) Support des paliers de l’arbre d’une roue verticale.

- L -

LANÇOIR n.m. Vanne, souvent verticale, qui commande le débit de l’eau allant à la orue hydraulique.

LANÇOIRE n.f. Lançoir.

LANTERNE n.f. Pignon en bois constitué » de deux disques (tourtes) réunis par plusieurs barreaux cylindriques (fuseaux) qui engrènent avec les dents du rouet ; elle est parfois appelée fusée. En métal, on dit que c’est une pelotte. La lanterne est bloquée sur l’arbre qui entraine la meule courante. Pour une usure régulière, le nombre des dents du rouet n’est pas un multiple du nombre de fuseaux de la lanterne. La lanterne des presses des moulins à papier est mise en mouvement à l’aide d’une barre de fer.   

LATTE à ROUGIR Règle en bois, parfaitement rectiligne enduite d’une pâte colorante souvent rouge appelée cinabre ou sulfure de mercure, utilisée pour rectifier et rhabiller les meules (règle de Saint Martin).

LEAGE n.m. Droit dû au seigneur pour bâtir un moulin. 

LEVIER n.m. Barre, objet solide qui permet d’augmenter l’intensité d’une force. 

LIMANDE n.f. Pièce de bois qui renforce la pale d’une vanne.

LINÇOIR n.m. Pièce de bois qui reçoit l’extrémité d’une solive ou qui forme avec d’autres une trémie dans un plancher.

LIT n.m. 1) La meule gisante 2) ensemble des poutres qui supportent la meule gisante          3) Cercle de bis, entourant à sa base la meule gisante, qui porte l’archure. 

LUNETTES n.f.pl. Paire de verres protecteurs que portent les ouvriers qui rhabillent les meules.

-    -

MAIE n.f. Huche où tombe la mouture issue des meules. 2) Pétrin. 3) Caisse, huche où on conserve le pain.

MAILLOCHE n.f. Marteau de meunier dont le fer amovible présente deux tranchants.

MAIN BLEUE Pendant le rhabillage des meules, des éclats d’acier jaillissent de la pointe du marteau et s’incrustent dans la peau des mains du meunier, d’où l’expression « mains bleues ». C’était le surnom que les habitants de La Ferté-sous-Jouarre donnaient aux meuniers.

MAISON n.f. Habitation du meunier. Elle peut être indépendante du moulin et située à quelques mètres ou lui être juxtaposée. Elle pouvait être à l’étage, au-dessus du local des meules, ou, parfois, au rez-de-chaussée, intégrée à l’espace de travail. Dans cette pièce unique, le meunier s’était créé une modeste intimité en installant une cloison de bois ou de toile grossière.  

MARTEAU à RAYONNER analogue au marteau à rhabiller, mais plus lourd.

MARTEAU à RHABILLER le marteau à deux tranchants qui sert à ciseler une partie de la surface des meules est utilisé dans la moitié nord de la France. La partie sud emploie un marteau à deux pointes acérées. La trempe de ces marteaux est très délicate. 

MASSE n.f. Massif de maçonnerie portant le coussinet extérieur de l’arbre moteur d’un moulin à eau roue verticale (Normandie). 

MECANISME n.m. Ensemble du gros matériel nécessaire à la mouture des grains. 

MESURE n.f. Mesure de capacité pour les grains et les liquides. Mesure agraire. Les mesures variaient énormément selon les communes, selon les seigneuries dans une même commune et selon les substances mesurées.

MEULE n.f. La meule actuelle est généralement un cylindre de pierre naturelle ou reconstituée, de métal ou, très rarement, de bois. La meule travaille dans un plan horizontal pour moudre les grains ; elle tourne dans un plan vertical pour écraser des fruits et des graines, pour broyer des minéraux, des bois tinctoriaux, briser des tiges de plantes textiles, aiguiser et polir des métaux. 

Les meilleures pierres à moudre les grains provenaient de la Ferté-sous-Jouarre (Seine et Marne), d’Epernon (Eure et Loir), de cinq-Mars-la-Pile (Indre et Loire), d’Houlbec Cocherel (Eure).

Initialement monolithiques, elles furent ensuite réalisées avec plusieurs carreaux scellés au plâtre et cerclées en bois avant de l’être ultérieurement par des bandes de fer. 

Les meules vont par paire. La meule inférieure est toujours fixe, la meule supérieure est la seule mobile. La première est dite gisante, dormante, chômante ou fainéante, c’est le foyer, le gite, le lit, le mort, la pierre soubzaine ; la seconde est dite agissante, courante, mouvante, rotative, tournante, trainante, c’est la volante ou le volant ou encore la meule allante, la pierre suzaine

La dernière société qui fabriquait des meules en France à la Ferté-sous-Jouarre a disparu le premier janvier 1957.

MEULE à AIGUISER Meule en grès, que l’on trouve dans les moulins à grain, pour affûter les marteaux à rhabiller.

MEULIERE n.f. Pierre siliceuse, très dure avec de nombreuses petites alvéoles, utilisée pour fabriquer les meules à moudre. La pierre de second choix est employée en construction.

MOLINOLOGIE n.f. Etude des moulins sous tous leurs aspects : architecturaux, historiques géographiques, techniques, sociologiques …

MOLINOLOGUE n.f ou n.m. Personne qui étudie ou s’intéresse aux moulins. 

MONTANT n.m.  1) Coulisse de vanne  2) Pièce de bois verticale.

MONTE-SAC n.m. Monte-charge utilisé dans quelques moulins. Il est différent du tire-sacs qui n’a pas de plate-forme. Une trappe à deux battants qui s’ouvrent automatiquement vers le haut permet de passer à travers les plafonds. 

MOULIN n.m. 1) système mécanique plus ou moins complexe mis en mouvement par l’énergie hydraulique ou éolienne. A partir d’un mouvement, généralement rotatif, ces machines ont reçu de multiples applications dans tous les domaines. 2) Ensemble formé par une roue hydraulique, une transmission et un couple de meules. 

MOULIN BANAL Moulin que les gens d’une seigneurie devaient utiliser en versant une redevance. 

MOUTE n.f. Mouture en Normandie. Le droit de moute se prélevait après criblage et nettoyage du grain (environ un dixième, du poids ou de la valeur) 

MOUTURE n.f.  1) Réduction de grains ou de graines en produits plus ou moins fins. 2) Le produit qui résulte de cette opération. Le blutage de la mouture s’est pratiqué manuellement au domicile du boulanger jusqu’en 1650. Puis les meuniers se sont équipés de bluteaux, puis de blutoirs mécaniques. 

A partir du milieu du XVIII, le remoulage, après blutage des produits issus d’un premier passage a été autorisé, et le rendement en farine blanche a été pratiquement multiplié par deux (66 % en plus).

MOUVANT n.m. Ensemble des mécanismes d’un moulin qui permettent de moudre.  

MOYEU n.m. Partie centrale d’une roue qui peut tourner autour d’un axe, d’un essieu. 

MUID n.m. Unité de capacité qui a varié dans le temps, selon le lieu et les produits mesurés.

MUR de TALUS Mur extérieur qui porte l’extrémité de l’arbre de la roue hydraulique. (Eure, XVIIIe).  

-    N  -

NOIX n.f. Pièce de métal intermédiaire entre le pied de fer et la manille.

-    O -

ŒIL n.m. Orifice dans le mur de tampanne, dans lequel passe l’arbre de la roue verticale.

OEILLARD n.m. Trou cylindrique au centre de la meule courante.

-    P  -

PA(L)LÉE n.f. Rangée de pieux fichés dans le sol pour maintenir les rives d’un cours d’eau.

PALAN n.m. Treuil, parfois différentiel, servant à lever la meule courante. 

PALE n.f. Rectangle de bois fixé sur un ou deux coyaux d’une roue hydraulique par en dessous ou par en dessus.

PALETTE n.f. 1) Vanne 2) Planchette fixée à la périphérie d’une roue hydraulique et entrainée par l’eau.

PALIER n.m. 1) Support, souvent en bois, du tourillon fixé à l’extrémité de l’arbre moteur dans un moulin à roue verticale ; un coussinet est placé entre le tourillon et le palier. Dans un moulin à roue horizontale, l’arbre étant vertical, le coussinet est remplacé par une crapaudine.2) Poutre qui reçoit en son milieu le fer de meule. L’une des extrémités repose sur la braie fixe, l’autre sur la braie mobile, ce qui permet un réglage en hauteur de la meule courante. 

On dit aussi : rhabiller.  

PANIER n.m. Tronc de cône métallique qui reçoit le grain venant de l’auget et le dirige vers l’œillard de la meule courante. Cette pièce qui n’est pas indispensable, évite la dispersion latérale des grains.  

PAPILLON n.m. 1) Dans les anilles anciennes, une des extrémités aplatie et élargie ou, parfois, l’anille entière. 2) Engravure dans la meule courante destinée à recevoir cette anille.

PAREMENT n.m. Ensemble des pièces de bois formant couronne à la périphérie du rouet d’un moulin.

PARNE n.f. Forte poutre, sommier qui porte le plancher des meules. (Haute-Normandie).

PELOTE n.f. Lanterne d’un moulin.

PERTUIS n.m. Ouverture qui peut laisser passer l’eau du bief dans un coursier pour actionner la roue.

PIC n.m. Marteau à rhabiller, marteau à deux pointes.

PICARDE n.f. Axe de la lanterne ; dans un moulin à eau à roue verticale, il supporte et entraine la meule courante.

PILE n .f. Bloc de maçonnerie supportant un coussinet. 

PILLIER n.m. Poteau qui porte le plancher des meules.

PINCE n.f. Barre d’acier ou de fer utilisée pour lever la meule courante.

PIOCHE n.f. Marteau à deux pointes pour rayonner, et éventuellement, supprimer les grosses aspérités. 

PIPOIR n.m. Pince, tige d’acier dont une des extrémités est recourbée.

PIQUER v. Battre la meule, c’est-à-dire raviver les sillons pour redonner du mordant à la meule.

PISTOR n.m. Meunier boulanger chez les romains. Il écrasait le blé au pilon.

PIVOT n.m. Extrémité inférieure d’un arbre vertical. 

PLANCHE du MOULIN Passerelle d’accès au moulin par-dessus le bief ou la rivière. (Normandie).

PLANSICHTER n.m. appareil de blutage inventé par M Haggenmacher à Budapest en 1887. Composé de plusieurs tamis horizontaux disposés dans une caisse soumise à l’action d’un excentrique, il a remplacé les blutoirs dans les minoteries.

POCHE à ENSACHER. Conduit incliné, en bois ou en tôle, dont l’extrémité inférieure débouche dans un sac que l’on emplit.

POINT-ROND Un moulin à point rond a une archure dont la section est un cercle.

POITRINE n.f. Roue de poitrine.

PONTON n.m. L’extrémité du gros fer se divise en deux doigts pour entrainer l’anille. Un ponton serait l’un de ces doigts.

PORTANT n.m. Partie horizontale d’une meule qui sépare deux rayons.

PORTELLE n.f. Encadrement d’une vanne. (Normandie).

POTEAU de BRAIE En bois ou en pierre, pièce verticale entaillée d’une mortaise aveugle ou débouchée dans laquelle repose l’extrémité d’une braie.

POTEAU de VANNE En bois, en pierre ou en métal, pièce verticale, rarement oblique, munie d’une rainure ou d’une feuillure qui sert de guide à la vanne. 

POTENCE n.f. Ensemble des fortes pièces de bois formant une potence, à laquelle est suspendue une vis à filets carrés ; elle porte un étrier utilisé pour lever la meule courante.

POUCHE n.f. Sac de toile pour le transport du grain ou de la farine. 

POUILLÉ n.m. Etat des biens, des bénéfices ecclésiastiques dans une zone déterminée. 

POUQUE n.f. Nom de la pouche en Normandie.

POUTRAISON n.f. Ensemble de pièces de bois qui supportent la (les) meule(s) dormante(s).

PRISE d’EAU Orifice, robinet, vanne où l’on prend l’eau. 2) Endroit où l’eau d’une rivière est détournée vers un canal d’amenée. 

-    Q -

QUARTIER n.m. 1) Un des quatre chanteaux du rouet. (Beauce)  

2) Une des pierres qui composent les meules. Leur dureté augmente du cœur à la périphérie. 

QUERETA n.f. Lanière de cuir (éventuellement petit objet quelconque) qui, libérée par manque de grain dans la trémie agite une clochette.

-    R -

RABOT n.m. 1) règle de bois enduite d’une substance colorante que l’on frotte sur la partie travaillante d’une meule pour en vérifier l’état. 2) Pierre que l’on passe sur la partie travaillante d’une meule pour en supprimer les bosses.

RACLETTE n.f. Petit balai fixé sur le pourtour de la meule courante pour entrainer la mouture vers la anche.

RADE n.f. Règle de bois que l’on passe sur le dessus d’une mesure pleine de grain ou de farine pour en niveler la surface. Elle a une arête anguleuse et une autre arrondie. 

RADER v. Passer la rade.

RADIER n.m. Revêtement en bois, en béton, en maçonnerie sur le fond d’un canal d’une fosse. Il épouse au plus près le profil de la roue dans le coursier.

RÂTELIER n.m. Râteau, sorte de herse, placé devant la vanne motrice, qui arrête les corps flottants.

RAYONNER v. Refaire les rayons d’une meule à grain. Cette opération, le rayonnage, ne se fait que quelques fois par an.

RÈGLE n.f. Pièce de bois rectiligne de section carrée, enduite d’une poudre rouge ou noire, que l’on passe sur la surface travaillante d’une meule pour en repérer les bosses.

RÉGULATEUR n.m. Système mécanique à boules (régulateur de Watt) qui alerte le meunier si la vitesse de rotation de la meule est anormale. Un appareil du même type peut réguler la position de la vanne pour obtenir une vitesse de rotation sensiblement constante. Il peut également agir sur la trempure.

RENARD n.m. Fente, trou par où passe l’eau d’un canal.

REPÈRE n.m. Pierre posée dans le lit d’un bief ou d’une rivière, plaque de fonte fixée sur un mur ou entaille sur le mur, pour surveiller le niveau de l’eau.

REPIQUAGE n.m. Autrefois action qui consiste à frapper avec un marteau à pointes toute la surface des meules. 

RHABILLER v. Piquer la meule pour lui redonner sa rugosité. En refaire les petits sillons.

ROUABLE n.m. Sorte de râteau pour amasser les grains sur l’aire de battage.

ROUAGE n.m. En général, le mécanisme d’un moulin, parfois limité au couple rouet-lanterne.

ROUE de POITRINE Roue hydraulique verticale qui reçoit l’eau un peu au-dessus du niveau de l’arbre moteur.

ROUE sagebien  Roue dont les aubes sont inclinées par rapport aux rayons.

ROUET de FOSSE Rouet solidaire de l’arbre moteur dans un moulin à roue verticale.

ROUET n.m. Roue à dents de bois (alluchons) fixée sur l’arbre moteur d’un moulin hydraulique à roue verticale ou d’un moulin à vent. Il est formé de quatre chanteaux, de quatre goussets, du parement, de deux ou quatre bras et des alluchons. Avec la lanterne, il forme un renvoi d’angle, d’où le nom de rouet d’angle.

-    -

SAS n.m. 1) Tamis autrefois en soies de porc 2) Petit blutoir familial.

SELLETTE n.f. Petit assemblage de menuiserie pour maintenir l’axe de frayon.

SERRURE de VANNE Pour éviter des manipulations de vannes intempestives qui peuvent être très dangereuses, les meuniers ont muni depuis longtemps leur vannes de systèmes de sécurité : cadenas, serrures …

SERSCE n.f. 1) Archure 2) Cercle de bois mince qui entoure un tamis ou un crible circulaire.

On dit aussi cerce.

SONNETTE n.f. Clochette qui tinte lorsque la trémie est presque vide. L’absence de grain peut provoquer un échauffement des meules, des étincelles et un incendie. 

-    -

TAMIS n.m. Cadre, en bois en général, garni d’un tissu de fibres végétales ou artificielles, en fils métalliques ou en crin de cheval.

TAMPAN(N)E n.f. Le mur d’un moulin à eau à roue verticale, qui est traversé par l’arbre moteur. (XIIIe)

TARANCHE n.f. Tige ou courte barre de fer qui sert à mouvoir un treuil.

TARARE n.m. Appareil qui, après le battage, crible le grain et élimine par ventilation les impuretés les plus légères.

On dit aussi tarare ventilateur, crible à vent ou moulin à venter.

TAVELLE n.f. Barre de fer pour manœuvrer un treuil.

On dit aussi bâton à brêler.

TERRIER n.m. et adj. Registre énumérant les droits et les biens seigneuriaux ainsi que les obligations des tenanciers.

TIC-TAC n.m. Bruit régulier provoqué par le choc du frayon sur le manche de l’auget. L’expression tac-tac serait plus adaptée.

On dit aussi tica-taca ou trica-traca.

TIRREFON n.m. Probablement une des deux pièces de bois qui soutienne la panne meunière d’un moulin à eau. (Normandie)

TOMBER des ANGLES Abattre les angles d’un arbre de roue dont la section est carrée ou rectangulaire. 

TOURTE n.f. Disque de bois de la lanterne ; celle-ci est formée de deux tourtes reliées par les fuseaux.

TRAÎNÉE n.f. Sorte d’épi disposé dans le lit d’une rivière, un peu oblique par rapport au courant.

TRAINE-SON Garçon-meunier.

TRAPPE n.f. Dans les planchers des moulins, les trappes sont fermées par deux volets qui, sans intervention du meunier, s’ouvrent au passage du sac et se referment ensuite.

TRÉMIE n.f. Récipient en bois, souvent en forme de pyramide tronquée renversée, dans lequel on verse le grain qui passera ensuite dans l’auget. Ce terme est dérivé d’un mot latin qui signifie trembler ; avant l’invention de l’auget sous la trémie, c’était elle qui était animée d’un mouvement vibratoire destiné à favoriser un écoulement régulier du grain. Quelques moulins avaient deux trémies indépendantes pour alimenter un seul couple de meules. 

TRÉMION n.m. Porte trémie complet.

TREMPURE n.f. Ensemble de leviers qui permet de lever ou abaisser la meule courante sans effort. Ce système a été modernisé par l’utilisation d’une vis et d’un volant.

TREUIL n.m. Appareil composé d’un tambour autour duquel s’enroule une corde ou une chaîne, et d’un système qui le met en rotation. Le treuil simple peut être utilisé pour lever une vanne ou hisser un sac de grain. 

TRILLE n.f. Règle de bois peu épaisse que l’on passait sur le dessus d’une mesure à grains.

-    -

USINE n.f. Jusqu’au XVIIIe siècle, moulin, atelier, établissement utilisant l’énergie hydraulique.

-    -

VALET n.m. Commis du meunier qui transporte le grain ou la farine.

VAN n.m. Sorte de panier à fond plat et large, muni de deux anses, qui sert à séparer le blé des impuretés les plus légères. Parfois tarare. 

VANNAGE n.m. 1) Ensemble des vannes 2) Lieu où sont les vannes.

VANNE DÉVERSOIR Vanne dont la crête sert de déversoir.

VANNE MOTRICE Vanne située avant la roue qui commande le débit de l’eau.

VANNE n.f. Panneau en bois ou en métal, généralement vertical, parfois oblique, mobile entre deux coulisses. La vanne permet de modifier à volonté le débit de l’eau.

VANNE OUVRIÈRE Vanne motrice.

VARIATOR n.m. Régulateur à boules qui asservit l’écartement des meules à la vitesse de rotation. Si la vitesse de rotation augmente, la meule supérieure sera légèrement abaissée et réciproquement.

VIS à CENTRER Une des trois vis qui agissent sur la partie latérale de la meule dormante afin de la centrer.

VIS à NIVELER Une des trois vis qui agissent sur la base de la meule dormante pour mettre la face travaillante de niveau.

VIS n.f. Vis en métal de la potence utilisée pour lever la meule courante.

VIVIER n.m. Etang où on élève des poissons et qui peut servir de bief amont à un moulin.

VOLANT n.m. Cage de bois rotative du blutoir, sans les soies. 2) Espace, jeu entre les meules.

Bibliographie 

AGAPAIN. Les meuliers. Presses du village. 77139 Etrépilly. 2002

AMOURETTI Marie-Claire, COMET Georges. Hommes et techniques de l’antiquité à la renaissance. A Colin, Paris. 1993.

Actes du colloque international de la Ferté-sous-Jouarre. Meules à grain. Ibis press. 2002. 

BENOIT Serge. L’eau énergie de l’Eure. Connaissance de l’Eure 9-1989. Société libre de l’Eure. Evreux.

BOUCHARD Annie. Il était une fois sur la guigne. Caen. Editions du Lys. 1997.

CHAMPION Etienne. Moulins et meuniers carolingiens. A.E.D.E.H. 1996

DELSALLE Lucien-René. Entre Robec et Aubette

GAU Gérard. Dossier restauration. FFAM. 1994.

GAU Gérard. Les moulins à eau. Droits, devoirs, défense. Amis des moulins d’Ile de France. 2005.

POURCHER Yves. La trémie et le rouet. Les presses du Languedoc. Montpellier. 1989.

ROUILLARD  Joséphine. Moulins hydrauliques au moyen-âge. A.E.D.E

Ce site web utilise les cookies. Veuillez consulter notre politique de confidentialité pour plus de détails.

OK